Le Prix Saint-Simon

 

Le Duc de Saint-Simon écrivit une partie importante de son œuvre de mémorialiste dans le cadre enchanteur du château de La Ferté-Vidame et son parc.

 Le Prix Saint-Simon, créé en 1975 sous les auspices de la ville de La Ferté-Vidame est géré par l'Association des Amis avec le soutien de La Société Saint-Simon.

Fondé lors du tricentenaire de la naissance de l'illustre écrivain, il couronne chaque année un auteur et un ouvrage de mémoires (ou souvenirs) paru au cours des cinq dernières années.

 

Quelques photos souvenir

La table ronde animée par Gérard Meudal "Les nouvelles pratiques de lecture" en présence Jean-Rodolphe Turlin (directeur des bibliothèques publiques d’Eure et Loir), d’Olivier L’Hostis (librairie l'Esperluette de Chartres) et Fabienne Germain (Editeur Zinedi),

Le Café littéraire animé par Gérard Meudal avec Yseult Williams, Alain Denizet, Jean -Michel Delacomptée, Bruno Dive et Patrick Tudoret.

Le Café littéraire animé par Jean-François Bège avec Albert Hude, Bernard Esambert, Etienne Egret, Françoise Simpère, Olivier Marleix, Sophie Coignard et Michel Floquet.

Les auteur(e)s heureux de rencontrer leurs lecteurs et de dédicacer leurs livres.

Le village de la Fête des Livres a accueilli 7 stands d'animation : les Amis de La Ferté Vidame l'accueil auteurs, les Amis du Perche, Fred Coconut (caricaturiste), Valérian Venet (dessin pour enfants), Michel Gourlay (sculpteur) et la Médiathèque d'Eure et Loir.

La remise du Prix Saint-Simon

Normalien, énarque et officier de réserve, Renaud Girard a été l’envoyé spécial du Figaro dans les contrées du globe où la folie des hommes sème guerres et dévastation. C’est dire combien, dimanche, le parc départemental de La Ferté-Vidame lui est apparu comme splendide et reposant. Avec d’autres anciens élèves de la rue d’ Ulm, tous champions dans leurs disciplines respectives, il est venu entourer son camarade le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne qui recevait le Prix Saint-Simon. Comme l’a raconté Valérie Beaudoin dans «L’écho républicain », le Prix que certains avaient déjà enterré est plus vivant que jamais et son jury l’a prouvé en faisant le choix audacieux de l'auteur du livre "Le fagot de ma mémoire ».

Enseignant-chercheur à l’Université Columbia aux Etats-Unis, le lauréat a mené en parallèle des travaux sur la logique algébrique et la philosophie islamique. Issu d’une famille soufie, tenant d’un « islam des lumières », Souleyman Bachir Diagne croit par dessus tout à l’universalité du message intellectuel. Lucide, il sait que ceux qui se servent de la religion pour commettre l’innommable feront longtemps encore plus de bruit que les défenseurs de « l’ubuntu » de Nelson Mandela qui est « la volonté de faire humanité ensemble ». Patricia Boyer de Latour, rapporteure du jury, a su rappeler « l’optimisme » de cet universitaire à l’étourdissant parcours dans un propos de haute tenue.

Quarante ans ont passé depuis que le jeune Sénégalais admis à « Normal sup » lettres après la Khagne de Louis-le-grand et Marc Lambron, le brillant élève du lycée Henri IV, partagent les mêmes bancs de la rue d’Ulm. La vie n’a jamais complètement séparé le penseur considéré comme l’un des vingt-cinq plus grands intellectuels du monde et l’académicien président du jury Saint-Simon devenu depuis peu sociétaire des «grosses têtes » de Laurent Ruqiuer. Ils cultivent la tradition normalienne de l’humour et le prix Saint-Simon les a réuni dimanche, ainsi que l’a raconté Valérie Beaudoin.

"Mon petit camarade, ma vieille canaille, mon frère de toujours, bienvenue chez le duc de Saint-Simon", a lancé Marc Lambron à l’adresse de Souleymane Bachir Diagne, après un court discours plein d’émotion où il a souligné que " le philosophe et le duc ont l’universalisme en commun, mais Souleymane Diagne à celui du voyageur, du polyglotte ». Il rappelle aussi que "le duc était aussi méchant que Souleymane Diagne est bon".

Le lauréat a remercié le jury d’avoir su comprendre que "ce livre est une déclaration d’amour à cette langue que nous partageons ». Et lorsque l’universitaire a reçu l’oeuvre d’art offerte par le sculpteur Delattre matérialisant le Prix Saint-Simon qu’il va emporter à New-York, il a confié en riant : « Des suppléments de bagage comme celui-ci, j’en veux bien tous les jours ».

La presse en parle - L'Echo Républicain                  du 2 et 3 septembre 2021

Le Lauréat

Le 5 septembre, la Fête des Livres de La Ferté-Vidame rassemblera à nouveau, dans le cadre enchanteur du domaine départemental, une quarantaine d’auteurs et de personnalités du monde culturel. Munis de leur passe sanitaire, les visiteurs pourront accéder gratuitement au Parc, à la librairie, au café littéraire et à la séance de remise du Prix Saint-Simon. Celui-ci n’avait pu être décerné en 2020, le confinement ayant empêché les réunions du Jury. Cette année marque donc le grand retour de ce rendez-vous marqué par des échanges de haute qualité littéraire.

Le philosophe Souleymane Bachir Diagne a été distingué comme lauréat 2021 pour son livre ‘’Le fagot de ma mémoire’’ (Editions Philippe Rey).

Sous la présidence de Marc Lambron, de l’Académie française, le 45ème Prix Saint-Simon a été décerné en effet le 18 juin par le jury réuni à l’Institut de France. Le lauréat, ancien élève de l’Ecole Normale supérieure de la rue d'Ulm, est agrégé de philosophie et docteur en mathématiques. Il enseigne à l’Université de Columbia aux Etats-Unis après avoir été, notamment, professeur à Harvard.

Aussitôt connue, la nouvelle a été commentée par le chef d’Etat du Sénégal, le pays de l’universitaire. « Je félicite le Professeur Souleymane Bachir Diagne, lauréat du 45ème Prix Saint Simon 2021, pour son livre, "Le fagot de ma mémoire", publié aux Éditions Philippe Rey. Je salue cette stimulante réflexion sur son brillant parcours et sur le monde. », s’est réjoui le président Macky Sall.

Rappelons que le Prix Saint-Simon a été créé en 1975, à l’occasion du tricentenaire de la naissance du mémorialiste Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, (1675-1755), sous les auspices du département d’Eure-et-Loir et de la commune qui fut la “favorite demeure”, de l'écrivain où il conçut une grande partie de son oeuvre. Depuis quelques années, la Communauté de communes des Forêts du Perche est aussi partie prenante de l’organisation de la journée littéraire aux cotés de l’Association des Amis de La Ferté-Vidame. Le prix est attribué à ‘’un ouvrage de Mémoires (récit autobiographique,souvenirs, journal ou témoignage), publié au cours des deux dernières années, par un auteur vivant choisi pour l’empreinte de son oeuvre dans l’Histoire, la résonance avec l’oeuvre de Saint-Simon et la qualité de son style."

La distinction sera remise, sous la forme d’un chèque de 5000 euros du Conseil départemental et d’une oeuvre d’art offerte par le sculpteur sur métaux, Jean-Alexandre Delattre, par M. Marc Lambron, de l’Académie Française, en présence d’un public fidèle et de nombreuses personnalités.

 

 Le Figaro (14/04/2021) a écrit à propos du lauréat :

 Il est considéré comme l’un des vingt-cinq penseurs les plus importants de notre époque. Souleymane Bachir Diagne n’a pas un parcours banal. Sénégalais de naissance, il a vécu en France, où il intègre Normale Sup - ce qui lui a valu les honneurs du président Léopold Sédar Senghor -, et habite désormais à New York, où il est professeur de philosophie à l’université Columbia. Élevé dans la tradition soufie, il est spécialiste de la philosophie islamique, mais est également docteur en mathématiques. Dans Le Fagot de ma mémoire (Éditions Philippe Rey), il retrace son parcours et appelle à un islam des Lumières.

  

Bruno Dive - Dernière minute

Près de quarante auteurs seront présents dimanche sur le « campus » du domaine départemental de La Ferté-Vidame, en compagnie du lauréat du Prix Saint-Simon, Souleymane Bachir Diagne (philosophe et professeur à l’université de Columbia) et du président du Jury,  Marc Lambron, de l’Académie française.

 A noter, la confirmation en dernière minute de la venue de Bruno Dive, éditorialiste à Sud Ouest, président de l’association de la presse ministérielle et invité régulier de diverses émissions politiques. Il publie en cette rentrée « Les Kamikazes », paru aux éditions de L’archipel, une série de portraits très documentés sur les « présidentiables » susceptibles de disputer au printemps prochain la grande course d’obstacles menant à l’Elysée. Le « Canard enchainé » vient d’écrire à propos de cet ouvrage qu’il avait le grand mérite de narrer nombre d’épisodes restés inconnus. L’auteur présentera son livre au café littéraire. Par ailleurs, plusieurs "grandes plumes » issues d’un large périmètre régional seront là. Soulignons aussi l’implication des bibliothèques d’Eure notamment grâce à un partenariat avec les éditions ELLA (Chartres) et ZINEDI, éditeur en Normandie. Signalons encore la belle implication de  Médiathèque départementale d’Eure-et-Loir dans les stands enfance et jeunesse, le café littéraire et la table ronde consacrée aux nouvelles pratiques de lecture (internet, tablettes, liseuses, etc…).

 

Composition du jury

  • Gabriel de Broglie, de l'Académie française, Chancelier honoraire de l'Institut de France, Président d'honneur du jury
  • Marc Lambron, de l'Académie française, Président du jury 
  • Daniel Rondeau, de l'Académie française
  • Nathalie de Baudry d'Asson
  • Laurène L'Allinec
  • Jean-François Bège
  • Martine de Boisdeffre
  • Patricia Boyer de Latour
  • Jean-Michel Delacomptée
  • Jacques Dussutour, membre fondateur
  • Cécile Guilbert
  • Albéric de Montgolfier, sénateur d'Eure et Loir
  • Olivier Marleix, député d'Eure et Loir
  • Louis Petiet